La troisième étape de l’Africa Eco Race s’est disputée aujourd’hui entre Tagounit et Assa, sur un parcours total de 514 kilomètres, dont une spéciale chronométrée de 440 kilomètres. Une longue étape éprouvante, alternant pistes rapides et cassantes, dunes de l’erg Chegaga et secteurs très empierrés en fin de parcours. La journée a mis à rude épreuve les concurrents comme les machines, avec des passages particulièrement exigeants. La navigation s’est révélée complexe par endroits, piégeant plusieurs concurrents et rendant cette spéciale aussi exigeante physiquement que mentalement. Moto : Victoire de Thomas Marini qui prend la tête du général Thomas Marini s’impose en 4:53:26, devant Kevin Gallas, à 7 min 53 s, et Jean-Loup Lepan, à 8 min 54 s du vainqueur. Jean-Loup Lepan, Alessandro Botturi et Thomas Marini ont franchi la ligne d’arrivée ensemble après avoir roulé de concert une bonne partie de la journée, partageant leurs impressions : « La navigation était difficile et la piste très cassante, mais c’était un vrai plaisir au guidon », expliquait Jean-Loup Lepan. « Sur la fin, j’ai pu ouvrir la piste quelques mètres devant mes rivaux, ce qui m’a donné un regain de confiance après un début de spéciale difficile marqué par une grosse chute sans conséquence pour moi ni pour la moto. » Thomas Marini, nouveau leader du classement général, ajoutait : « Une spéciale très éprouvante, mais j’ai réussi à rester concentré et à gérer les sections difficiles. C’est encourageant pour la suite du rallye. » Grâce à cette belle performance, Marini prend la tête du classement général moto, cinq minutes devant Kevin Gallas et six minutes devant Jean-Loup Lepan. À noter : la panne d’essence de Noa Sainct. Le pilote Honda David Fretigné s’est arrêté à sa hauteur pour lui donner quelques litres, sacrifiant de précieuses minutes, illustrant ainsi l’esprit de solidarité qui caractérise les guerriers du désert participant à l’Africa Eco Race. Auto et SSV : Pol Van Pollaert et Pierre Lafay au sommet L’épreuve en 4 roues a été marquée par un duel serré sur la spéciale. Pol Van Pollaert remporte l’étape en 5:05:27, devant le SSV de Pierre Lafay à 1 min 09 s, tandis que Philippe Lambilliotte complète le podium à près de 4 minutes. Au classement général auto, Pierre Lafay (Can-Am Maverick R) prend la tête, devant Pol Van Pollaert (Optimus) à seulement 58 secondes, et Philippe Lambilliotte (Optimus) à 2 min 18 du leader. Dans la catégorie SSV, Pierre Lafay domine également le général, avec 24 minutes d’avance sur Martin Benko (Taurus T3) et près de 39 minutes sur William Grarre (Can-Am Maverick X3). Satisfait de sa performance, Pierre Lafay a déclaré à l’arrivée : « Nous n’avons eu aucun souci et avons réalisé une très belle navigation malgré les nombreux pièges, mais ce fut une longue étape, éprouvante pour nous comme pour la mécanique, très cassante. On a tout fait pour préserver la machine. » Camion : Gerrit Zuurmond continue sur sa lancée Chez les mastodontes, Gerrit Zuurmond remporte une nouvelle victoire d’étape, confirmant sa domination sur la catégorie camion et accentuant son avance au général. À l’heure où ces lignes sont écrites, il est seul de sa catégorie à être sorti de la spéciale et à avoir rejoint le bivouac. Ses 4 rivaux sont toujours sur la piste et il leur est désormais mathématiquement impossible de passer devant Gerrit au classement de l’étape et au général… Il a précisé : « la navigation était effectivement difficile, les pistes très cassantes, mais nous avons finalement fait assez peu d’erreurs. » Historic : doublé de Jorge Perez Companc La compétition se poursuit entre les 23 équipages engagés en Historic. Sur cette 3e étape, Jorge Perez Companc (HDJ 80) l’emporte à nouveau devant François-Xavier Bourgeois (Range Rover) et Pierre Bourdeau (Toyota HJ 61). Jorge Perez Companc et son fils, copilote, Ezequiel Perez Companc ont confié : « Nous sommes très heureux d’être là, après avoir rêvé devant les images de véhicules similaires à notre HDJ80 courir sur les anciens Paris-Dakar. Nous souhaitions parcourir ces pistes mythiques sur les terres africaines, et nous vivons un rêve éveillé, dans des paysages incroyables. C’est un projet familial, nous vivons cette aventure ensemble avec l’objectif d’atteindre les rives du Lac Rose à Dakar. » L’étape d’aujourd’hui, longue et exigeante, confirme le caractère imprévisible et sélectif de l’Africa Eco Race. Entre dunes, pistes cassantes et secteurs empierrés, la course reste ouverte. Il reste plusieurs milliers de kilomètres de course jusqu’à Dakar, laissant présager une suite de rallye intense et spectaculaire. |