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Mercredi 6 août, les médias s’emparent de l’affaire. Le Président Mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier chef d’Etat démocratiquement élu – en mars 2007 – depuis l’indépendance du pays en 1960, et son Premier Ministre ont été arrêtés par la junte militaire, désormais au pouvoir. La situation dans cette région ayant été l’une des causes de l’annulation du dernier Dakar, cet événement marque-t-il la fin des grands rallyes raids africains ? Hubert Auriol, organisateur de l’Africa Race dont le départ sera donné le 26 décembre à Marseille et au cours duquel la Mauritanie sera un point de passage du rallye, était sur place au moment des faits.

 

Pouvez-vous témoigner de la situation sur place ?
Honnêtement, ça se passe très bien. J’étais parti une dizaine de jours en reconnaissances et nous sommes justement revenus mercredi à Nouakchott, jour de l’événement. Rien n’a changé. Nous nous sommes baladés dans les rues, avons mangé au restaurant… Rien de visible dans la rue ne pouvait laisser penser que le pays était en crise. L’aéroport a été fermé seulement quelques heures. En fin d’après-midi, tout était rentré dans l’ordre. Rien n’a bougé au niveau des frontières. Cela s’est fait en douceur.

Cela peut-il toutefois remettre en cause le bon déroulement de votre épreuve, l’Africa Race, dont la Mauritanie sera l’un des pays traversé avec le Maroc et le Sénégal ?
J’ai de nouveau rencontré les responsables et les autorités avant mon départ. Ils m’ont réitéré leur confiance et leur impatience d’accueillir notre épreuve. Le rallye raid est un outil de promotion pour le tourisme et ils ne veulent certainement pas gâcher cette opportunité de visibilité qui s’offre à eux.

On sait les raisons qui ont motivé les organisateurs du Dakar à annuler leur épreuve en décembre dernier. Avez-vous reçu, depuis mercredi, un appel du Quai d’Orsay ?
Aucun. Depuis le début du projet, je suis en relation régulière avec le Ministère des Affaires étrangères. Nous ne sommes pas novice dans l’organisation de ce genre d’épreuve et nous les tenons informés de l’avancement et des conditions d’organisation. Je pense qu’il faut faire la part des choses. L’Africa Race aura bien lieu !

Propos recueillis par Stéphane Enout, journaliste pour Auto Hebdo



« J’ai eu la chance de vivre 30 ans d’aventures exception-
-nelles en Afrique. Répondre à la demande des pays africains d’organiser l’AFRICA RACE® est pour moi l’occasion de leur rendre ce que l’Afrique m’a donné en émotions et en expériences ».